Bilan 2018 : les résultats positifs du marché immobilier de l’ancien

Suivant une analyse du réseau Century 21, le marché immobilier de l’ancien est en plein essor. À l’instar de 2017, 2018 a également été une année fructueuse pour les investisseurs. L’augmentation des ventes enregistrées donne bon espoir, mais il y a tout de même une ombre au tableau ! Les détails.

Merci aux taux d’intérêt très bas

Encouragés par le niveau des taux d’intérêt, beaucoup de Français se sont tournés vers le crédit immobilier. Selon les explications de Century 21, les prêts ont couvert les 78,4% de la valeur des acquisitions immobilières anciennes de 2018. Ce qui représente une progression de 1,6%.
Outre les taux bas, une timide croissance de l’économie française (évaluée à 1,5%) et l’allongement de la durée moyenne des emprunts immobiliers ont également favorisé les investissements dans l’ancien.

Qu’en est-il des délais de vente ?

Bien que le marché de l’ancien ait connu un grand succès l’année passée, les délais de vente sont restés stables. Soit environ 91 jours en moyenne, bien loin des records de 2004 ! À cette époque les délais ne dépassaient pas les 64 jours.
On observe, par ailleurs, une nette différence au niveau des surfaces des biens immobiliers achetés. La tendance va dans la réduction des m². La surface moyenne des biens acquis est estimée à 85,7 m². C’est-à-dire 58,1m² pour les appartements et 113,5m² pour les maisons. Les familles préfèrent acheter plus petit pour ne pas dépasser leur budget.

Les jeunes accédants privilégiés

Les premiers à avoir tiré profit de la situation sont premièrement les acquéreurs de moins de 30 ans, et ensuite ceux dont l’âge est compris entre 30 et 40 ans. Ces deux catégories d’acheteurs constituant les 46,6 % des acheteurs de construction ancienne de l’an dernier.
Sur le nombre total des propriétés vendues, les deux tiers sont devenus des résidences principales. Les achats pour l’obtention d’une résidence secondaire ont diminué de 5,9%.

Regard sur l’investissement locatif

En 2018, les investissements locatifs ont connu une progression de 24,7%, représentant ainsi 21,7% des acquisitions immobilières de l’année. Il s’agit d’un véritable record en ce qui concerne l’ancien. Tout porte à croire que les entrepreneurs se ruent vers la pierre. Les circonstances économiques actuelles ne garantissant plus la rentabilité des placements financiers.
Les investisseurs en question sont des retraités, mais également des foyers fraîchement libérés de leurs dettes. Laurent Vimont, le président de Century 21 a expliqué qu’il existait une véritable « volonté de se constituer un patrimoine » grâce à l’opportunité offerte par les taux d’intérêt exceptionnellement bas. Sachant qu’une bonne partie de l’emprunt peut être financée par un locataire.
Ceux dont l’âge est compris entre 40 et 50 ans ont tout à fait intérêt à investir. Sachant qu’ils ont toutes les chances d’avoir remboursé leurs emprunts à la retraite.

Un bémol, la flambée des prix de l’immobilier

On observe une augmentation de 1,7% du prix moyen au m² survenue entre 2017 et 2018. Le m² coûte aujourd’hui 2595 euros suite à une montée de 3,5% des prix au niveau des maisons et de 1,1% du côté des appartements.
Nous ne sommes plus très loin du prix moyen au m² observé en 2011, 2665 euros. La valeur actuelle moyenne d’une opération immobilière en France est estimée à 213 705 euros. À souligner qu’en 2017 le montant moyen d’une transaction était de 208 759 euros. Aujourd’hui, il faut 204 695 euros pour un appartement et pas moins de 229 489 euros pour l’acquisition d’une maison.

Le prix de l’immobilier à Paris, on en parle ?

L’année 2018, le prix moyen du m² à Paris est de 9452 euros. Vous l’aurez bien compris, il s’agit de 400 euros de plus qu’en 2017 et de 1400 euros de plus en seulement 3 ans. Une ascension fulgurante qui explique la diminution de 0,3% des transactions effectuées dans la capitale.
Si le montant moyen d’une opération immobilière était estimé à 452 545 euros en 2017, on parle de 461 118 euros en 2018. Face à la situation, les Parisiens n’ont pas hésité à réduire leur surface d’habitation de 1,3 m² environ. Les logements des Parisiens d’aujourd’hui ont en moyenne une surface de 49,5m². Les crédits immobiliers quant à eux ont été rallongés, ce qui donne une durée de 20,5 ans.
Concernant les délais de vente, à Paris une augmentation de 4 jours a été constatée soit un total de 61 jours. Contre un délai s’étalant sur 44 jours l’année 2011. 58,6% des acquéreurs étaient à la recherche d’une résidence principale et 28,5% en quête d’un bien à louer.
Cette hausse spectaculaire désavantage fortement les employés et ouvriers qui ne représentent plus que 4,5% des acquéreurs contre 14% en 2009. La participation des cadres a également diminué de 10% en un an. Les cadres supérieurs et ceux des professions libérales accaparent les 47,8% des transactions ayant lieu à Paris. Soit 16,1% des acquisitions effectuées dans la France entière.

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